Si l'humanisme avait un nom, il s'appelerait Jean Lassalle
Par pb le Jan 28, 2012 | Dans Revue de Presse, Actu-Départementale
Belle soirée pour le Mouvement Démocrate des Deux-Sèvres.
Accueilli jeudi 26 janvier en gare de Niort par Pierre BUREAU, Président du MoDem 79, Jean-Claude Aubineau, Conseiller Général de Beauvoir/Niort et Rudolf Cassarro, le député Jean Lassalle a été reconnu par le patron du buffet de la gare qui arbore fièrement un drapeau basque. Une photo avec le béret, une autre sans et voila le groupe parti en direction de Prahecq.
A son arrivée , Jean Lassalle salua les militants et sympathisants du Mouvement Démocrate et de François Bayrou avant de débuter la conférence de presse (Revue de presse à lire en bas de page).
Suite:
Pierre Bureau explique les motivations de l'invitation lancée à Jean Lassalle. Son dernier livre "Le retour du citoyen" laisse découvrir un des points essentiels de la campagne présidentielle qui débute : le monde et, par voie de conséquence les citoyens, est préoccupé et même obnubilé par l'économie au point que les citoyens en ont perdu les repères essentiels. D'autre part les bouleversements annoncés dans les relations intercommunales vont peser sur le lien entre les citoyens et les élus, surtout en monde rural. Les militants de la fédération départementale espèrent beaucoup d'un dialogue entre eux, les élus et un représentant de l'Assemblée Nationale.
Reprenant l'histoire du pays depuis des siècles et même en prenant référence sur la Grèce et les philosophes, Jean Lassalle a démontré que, depuis les trentes glorieuses, la France s'en est allée petit à petit vers l'abandon des régles fondamentales de la démocratie et les formations politiques de tous bords de laisser la puissance financière prendre le pouvoir sur le peuple. Sa démonstration veut rappeller que lorsqu'on lui dit la vérité le citoyen est prêt à se mobiliser. "La france s'est relevée en vingt ans des affres de la seconde guerre mondiale. Elle peut, elle en a les moyens, se relever de la crise actuelle". et d'ajouter : " il y a des efforts à faire et du plaisir à prendre à renconstruire la France".
Après la séance de dédicace et le partage d'un moment convivial autour d'un buffet, la réunion publique débuta vers 20h45 par le témoignage de Jean-Claude Aubineau sur les résultats de la mobilisation locale pour le zoorama de Chizé suite à la tempête de 1999. La réactivité de tous a permis non seulement de sauver le zoo mais de lui donner un second souffle avec les chercheurs du CNRS et ensuite la création de l'IFFCAM, institut de formation du cinéma animalier.
Claude Roulleau, Maire de Prahecq et Président de la Communauté de communes Plaine de Courance est ensuite intervenu pour montrer comment les initiatives communales individuelles peuvent devenir des projets structurants pour tout un territoire. Petit à petit, les acteurs locaux ont mis en synergie toutes les potentialités de leurs communes pour leur donner une dimension communautaire, à tel point que presque toutes les compétences communales sont travaillées à l'échelle communautaire.
Jean Lassalle a d'abord salué les résultats décrits par les deux intervenants. Puis il a insisté sur la nécessité d'écouter le peuple pour que chaque citoyen prenne conscience qu'il peut faire changer le monde, et surtout sur le principe de subsidiarité qui donne au niveau inférieur de ne déléguer que ce qu'il ne peut réaliser seul. "La France ne pourra pas se relever si le citoyen se désintéresse de la politique", a t'il dit. Il est essentiel de redonner de l'espérance aux jeunes en leur donnant une orientation permanente, en leur offrant un soutien permanent dans leur orientation.
Parmis la centaine de personnes présentes, on relevera la présence des élus Jean-Mary Boisnier (vice-Président du Conseil général de Charente Maritime et Pdt de la CC du Canton d'Aulnay de Saintonge), Alain Burnet (maire de l'Ile d'Aix et vice-président de la communauté de communes du Pays de Rochefort), Simone Gendreau (maire de Saint Martin d'Entraigues et ancienne présidente du Pays Mellois), Nicole Fortuné (maire de Mazière-en-Gâtine) ainsi que Philippe Moinard (Président de la FNSEA Poitou-Charentes et 1er vice-président de la Chambre d'Agriculture des Deux-Sèvres) accompagné de Michel Amblard de la FNSEA de Charentes-Maritime.
Les questions qui suivirent donnèrent lieu à un débat très riche sur les coûts des brevets, le maintien des troupes en Afghanistan, le rôle de l'Europe et sa capacité à surmonter la crise. L'élection présidentielle n'échappa pas au débat avec la déclaration de soutien de Jean-Mary Boisnier à la candidature de François Bayrou. Beaucoup de sujets ont été traités jusqu'à une heure tardive par Jean Lassalle, fervent amoureux de l'homme, de la France et de l'Europe.

Un grand merci à toute l'équipe qui a permis l'organisation de cette rencontre !
Revue de presse :
- La Nouvelle République, 26/01: La Montagne (par Jean Rouziès)
Jean Lassalle qui entonne dans l'Hémicycle l'hymne pyrénéen « Se canto » ; le même qui entame, quelques années plus tard, une grève de la faim. La France entière s'en souvient. Fidèle parmi les fidèles de François Bayrou, le député béarnais viendra ce soir à Prahecq pour parler développement rural et aussi intercommunalité. En matière de défense du territoire et d'attachement au « Retour du citoyen » - le titre de son dernier livre - Jean Lassalle a fait la démonstration de l'efficacité de ses méthodes. Très attentif sera le président de la communauté de communes Plaine de Courance, bravant la montagne CAN.
- La Nouvelle République, 27/01 : Jean Lassalle prêche pour Bayrou
Pas de doute, hier soir, à l'étage de la mairie de Prahecq, l'esprit de Bayrou était dans Lassalle ! Ce fidèle du leader du MoDem est venu rencontrer les centristes deux-sévriens pour porter la bonne parole de l'humanisme politique, de la voie du milieu. Sans surprise, il a repris les grandes thématiques sur lesquelles s'appuie François Bayrou : produire, instruire et construire.
" L'intercommunalité doit être voulue "
Jean Lassalle en impose physiquement avec son presque double mètre mais aussi avec son style verbal, empreint de son terroir béarnais et imagé à souhait. Pas une once de langue de bois, ce qui, selon son propre aveu, rendrait impossible son accession au fauteuil de Premier ministre, mais un « parler vrai » qui est censé participer à « l'ouverture des yeux du peuple français qui ne veut plus rester écrasé entre les deux gros blocs sarkozyste et socialiste ». Lui est de ceux qui affirment qu'«il serait antidémocratique d'empêcher Marine Le Pen d'obtenir ses signatures et de se présenter ». Il affirme aussi que « Sarkozy n'est pas mort » mais que le projet de François Bayrou est bien plus réaliste pour reconstruire un « pays où il fait bon vivre, apprendre et travailler ». Très attaché à la solidarité familiale et au « sens de la vie ensemble », Jean Lassalle rêve de relancer l'apprentissage, les fleurons d'entreprises, les activités locales et la vraie agriculture. « On est en déficit partout, scotchés partout, il faut en sortir », martèle-t-il. Hier soir, le député pyrénéen a abordé de très vastes sujets et en particulier l'intercommunalité, en pleine restructuration. « Elle doit être voulue, a-t-il affirmé, nous devons revenir à la démocratie en toute subsidiarité, qu'on laisse les populations inventer elles-mêmes leur propre devenir et décider de leur organisation. La bureaucratie féroce du mandat de Sarkozy et toutes les lois écrasantes lui ont fait perdre toutes les élections, même le Sénat. Il faut mettre à nouveau l'homme en phase avec son territoire. »
- Le Courrier de l'Ouest, 28/01 :

| « Emploi, économie et finances publiques : 20 propositions concrètes | "une transgression raisonnable" pour "renverser la table " » |













